02/11/2007

Dépôts clandestins

Depuis que nous sommes présents à la Chartreuse, les dépôts clandestins sont des problèmes récurrents avec lesquels nous devons vivre.

La plupart du temps, il s'agit d'indélicats qui vident le contenu de leur coffre ou de leur remorque aux abords du domaine, mais ici, ce n'est pas tout à fait la même chose.

En effet, lors de la préparation des journées du Patrimoine, et lors de nos visites, nous nous sommes aperçus que plusieurs dépôts d'immondices en quantité quasi industrielle avaient vu le jour.

Le plus spectaculaire consiste en un gigantesque dépôt de pneus dans le fossé près du "bunker" dans la plaine de Péville. Il y a au bas mot plusieurs centaines de pneus, voire un millier. Il y a là un véritable danger pour la sécurité publique. En effet, en cas d'incendie, à quelques dizaines de mètres d'une école primaire, les pompiers auraient les pires difficultés à accéder sur les lieux.

Il est plus que vraisemblable que tous ces pneus viennent des garages de la rue Eugène Van den Hoff. Il est bien clair également que, depuis très longtemeps, ce fossé sert de crassier, mais depuis peu les proportions deviennent démesurées.

Nous n'étions pas au bout de nos surprises, puisque, à l'intérieur du domaine, fermé à clé, nous avons découvert un dépôt de gravats mais également d'ordures ménagères. On voit très clairement qu'il s'agit de camions bennes qui ont déversé leur cargaison sur l'héliport.

Ordures héliport 1 12092007 250K

Nous surveillons ce "tas" qui contenant surtout des gravats et des terres depuis déjà plus d'un an, et il ne fait que croître et embellir. Mais la photo ci-dessus montre un arrivage "frais", d'un mois avant la photo en tout cas.

De plus, nous nous sommes aperçus de des pneus de camoin avaient été "discrètement" stockés dans une poterne, poterne que nous avions entièrement vidée il y a quelques années.

Pneus poterne DL1 2 12092007250K

Mais ce n'est pas tout: nous avons également trouvé des traces, et quand je dis des traces, le mot est faible, de terrassements à des endroits où aucun permis de démolir n'avait été accordé. Ces "travaux" datent d'ailleurs de bien après la fin des assainissements commandés par MATEXI.

Tranchée BM19 1 12092007 250K

Nous avons bien évidemment porté plainte à la Division de la Police de l'Environnement, en demandant aux propriétaires concernés par les dépôts, à savoir la Ville de Liège et GERARDRIE IMMO, de s'associer à nous en tant que lésés. En fin de compte, ce sont eux qui vont payer l'évacuation des déchets. Pour l'instant, le seul remerciement que nous ayons eu est venu de MATEXI, alors quel la partie du domaine dont cette société est propriétaire n'est pas - encore - victime de tels agissements. A ce jour, nous n'avons aucune nouvelle des autres propriétaires.

Il est étonnant que de tels travaux aient pu être réalisés alors que les barrières sont fermées et qu'un occupant se prétend concierge des lieux.

Il est tout aussi étonnant qu'il soit arrivé plus d'immondices dans la Chartreuse en deux ans que ces dix-huit dernières années, où nous étions présents dans le fort. Et dire que la Défense Nationale prétendait que nous ne servions à rien...

La plainte complète, en format PDF, est disponible sur simple demande.

Pierre MICHAUX

07/06/2006

Un peu d'histoire

A l'heure où la majeure partie des bâtiments de la Chartreuse vont être démolis, ou le sont déjà, il nous a paru utile d'essayer de retracer l'histoire de ceux-ci, du plus représentatif au plus insignifiant.

C'est pourquoi nous allons consacrer une série d'articles à ces bâtiments.

Les textes, photos, croquis et dessins que vous y trouverez seront, sauf indication contraire, à votre disposition et d'usage libre. Pour des raisons techniques, nous ne pouvons charger d'image de plus de 100kB. Sur simple demande, nous vous transmettrons avec plaisir les textes, croquis et photos en qualité supérieure.

22:10 Écrit par | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : histoire, liege, fort, hollandais |  Facebook |